Un passé extrêmement historique
Un passé extrêmement historique
- Homère évoque déjà dans l’Odyssée, le site de Bonifacio «port bien connu des marins». Ulysse et ses compagnons, en pénétrant dans le goulet, découvrent «… une double falaise à pic et sans coupure qui se dresse tout autour et deux caps allongés qui se font vis-à-vis devant l’entrée en étranglant la bouche…»
- La présence d’une civilisation pré-néolithique (6350 av. J.-C.), est attestée sur le plateau calcaire par la découverte d’une sépulture «la Dame de Bonifacio» et de nombreux vestiges mis à jour évoquant une économie de cueillette, de chasse et de pêche.
- La présence romaine est attestée dès 300 avant notre ère et de nombreux vestiges persistent encore de nos jours tels que des épaves sous-marines, une villa, plusieurs ports, une carrière de granit et bien d’autres objets (pièces, amphores, bijoux, etc.).
- La fondation de Bonifacio en 830 est attribuée à un seigneur pisan, le comte Boniface. C’est au départ un simple «castel » fortifié, destiné à défendre le détroit et le sud de la Corse des envahisseurs sarrasins. Au pied de ce cantonnement et, sous sa protection, une population de marchands et de «gens de la mer» s’installe.
- En 1092, le Pape Urbain II confi e la gestion de l’île à la République de Pise. La Corse bénéficie pendant près de deux siècles des effets salutaires de la «Pax Pisana».
- La République de Gênes se rend maître de la ville en 1195, puis de la Corse en 1284 après la défaite des Pisans à la bataille de la Méloria (6 août 1284, au large de Livourne). Une nouvelle population composée de volontaires exclusivement originaires des rivières ligures, investit Bonifacio.
- La construction des fortifications s’engage, l’ancien castrum se transforme rapidement en une citadelle inexpugnable défendue par la limite naturelle des falaises et par celle d’une enceinte composée d’ouvrages défensifs. Plus d’une fois, Bonifacio résistera aux expéditions militaires engagées par le Royaume d’Aragon, le Royaume de France, l’Empire Ottoman et même le Royaume d’Angleterre.
Une ville extrêmement génoise
1195 : la République de Gênes investit la ville.
1215 : venue de Saint François d’Assise à Bonifacio.
1420 : siège de Bonifacio par Alphonse V, Roy d’Aragon, soutenu par Vincetello d’Istria, seigneur insulaire qui se fait proclamer comte de la Corse.
1528 : épidémie de peste.
1533 : siège de Bonifacio. Expédition militaire conduite par le Maréchal des Thermes aidée de la flotte ottomane conduite par le corsaire Dragut et un officier corse mercenaire du Roi de France, Sampiero Corso. Capitulation de la ville et restitution de la place à la Sérénissime République de Gênes en 1559 par la signature du traité Cateau-Cambrésis. Reconstruction de la citadelle fortement endommagée.
1541 : passage de Charles Quint de retour d’une expédition d’Alger.
1731 : construction de la caserne génoise.
1768 : signature du Traité de Versailles. La Corse devient française. La communauté bonifacienne demande, mais sans y parvenir, le maintient des privilèges accordés par Gênes.
1775 : travaux et extension de la caserne Montlaur, (dite La Française, en face de La Génoise).
1793 : expédition militaire pour la reconquête de l’île de la Maddalena conduite par Bonaparte alors lieutenant d’artillerie.
1848 : construction de l’Avenue Général de Gaulle.
1855 : le 15 février, naufrage de la frégate La Sémillante. Il n’y eut aucun survivant parmi les 301 marins d’équipage et les 392 soldats envoyés en renfort aux troupes françaises qui combattaient en Crimée. Deux cimetières furent créés sur l’île Lavezzu.















